mercredi 17 décembre 2008
Pour des raisons de forme et de contenu, le ''livre d'art'' a une réputation élitiste. Pourtant, l'Histoire de l'Art est enseignée en primaire. Comment penser l'évolution vers une démocratisation qui ne braderait pas les valeurs esthétiques ?
Une certaine ambiguïté règne sur la définition de ''beau-livre'' et la valeur qu'on lui attribue. Quelles nuances recouvrent l'expression commune ''beau-livre'' face à celle de ''livre d'art'' ? Quelles sont les nouvelles attentes du public dans ce domaine ? Quelles tendances se font jour dans ce secteur spécialisé de l'édition ? Analyse et éclaircissements de Jean-François Barrielle, directeur général des éditions Hazan... L'expression ''beau-livre'' est ambiguë. Est-ce un livre qui parle du ''beau'' - ici, de l'art - ou d'abord un livre beau ''en soi'', tel un objet ?Le ''beau livre d'art'' est toujours un grand format, par souci de la qualité de la reproduction. Mais son prix élevé et la saisonnalité des ventes ont amené le public à considérer le livre d'art comme un ''beau-livre''. Or, si le ''beau livre d'art'' se distingue par sa forme des autres publications sur l'art - poches, encyclopédies, essais - tous néanmoins relèvent de